2009/07/13

Manga banane-chocolat...


Une autre petit bêtise chimique banane-chocolat, à l'effigie des stars shonen du manga nippon.
Yeah.

2009/07/12

Nouvelles de la blogosphère francophone au Japon et Bla


Dimanche, au matin. Il fait diablement chaud. Les vers ont fait surface : cigales en arbres et oreilles.

Encore un dimanche où la presse domine : aller acheter une bibliothèque — marre des piles de livres à terre — et départ pour Namba et kabuki vers quatorze heures.

Comme le remarquait Kiji, on tient tout de même de quelques blogs — part visible de l'iceberg. Dommage qu'on n'ait plus le loisir de s'occuper de tout ça — au moins trois sont soit stand-by, soit en mode automatique. Le chronophage, c'est surtout ce qui précède la mise en mots. On ne voudrait rien laisser tomber, du coup on bâcle à peut près tout. Bah.


Tiens, longtemps qu'on n'a pas fait de bla-blog — pas exactement dans le style du précédent, écrit un matin désœuvré de mal de tête : juste quelques réactions à quelques récents parcours et lectures.

Powered-up Senbei. J'aime beaucoup.

La pluie dans tous ses états. Le genre de bouquin qui me plaît. 'Faudrait encor qu'on puisse le lire...

Encore une pique satirique du Syndrôme à propos des Tropiques de S. Barbéry.
La provocation n'est pas l'audace — veine facile, volontairement séductrice, éculée, tarie, du sexe partout qu'on dit sans ciller pour outrer les dieu-pensants et faire crier au génie les ignares — et la logorrhée d'académisation psychologique n'est pas la pensée droite — notre agacement perpétuel à lire ce grand n'importe-quoi tropical.
Ça me fait un peu penser aux échanges de pamphlets virulents entre clochers. Alors qu'il suffit d'ignorer la chose, vue-lue cent fois, au moins.


La "communauté" expatriée au Japon est tout de même un fort petit monde, avec ses affinités, créés au gré des commentaires et des aléas de proximité. Probablement, l'un des seuls contacts pour certains (les élèves ne comptent pas vraiment), aussi, avec la langue française. Ces derniers temps, quelque tri dans les liens de lectures : des retraits, pas d'ajout — c'est qu'il faut du temps, encore, pour la recherche — sinon peut-être Osaka Chris ?

Qui dit par ailleurs quelque chose d'intérêt certain dans son dernier billet, qui avait échappé à la barre de lecture de flux. "C'est dimanche et il y a décidemment trop de photographes, trop de sites photos, trop de blog photos." Un peu notre sentiment derrière un billet récent (pas la peine d'aller voir : le lien est là pour soi et la forme), qui vaut aussi, bien évidemment, pour la "photographie". C'est que tout est tellement facile : un appareil-photo numérique disponible à partir de quelques dizaines d'euros, un ordinateur déjà là, un blog gratuit mis en place en cinq minutes, éventuellement un logiciel de retouche piraté... Pas : Trop de photographes (c'est un métier), mais : Trop de gens — dont on fait partie — qui prennent des photos et les mettent en ligne ? Masse étouffante certes. On laisse au hasard une bonne part de la sélection (de lecture, de visionnage). Bonnes surprises, parfois, et tout le reste, qui ne vaut pas d'être mentionné : on n'a pas que ça à faire. Enfin bref.

Rapport à la dite blogosphère. Personne pour une étude de ce réseau connectif lâche ? Ce serait lecture divertissante.

Allez, au boulot.


2009/07/11

Bla d'entre-temps.


Samedi, mi-lieu d'après-midi.

C'est soleil sur fond de nuages. Encore une longue semaine, passée.

Rejoint S. à l'atelier, hier soir, dans la foulée du boulot — bon moment, long-temps qu'on n'avait un peu bu. Bien-venue, l'amie de Hokkaïdo, qui envoie du crabe à chaque occasion festivale.

Les escapades en région et monts de Wakayama arrivent bien-tôt à terme — ça tombe bien : allers-retours à la mairie etc. en perspective, dont on se passerait.


Un peu d'habituelles bêtises pour poissons rouges ?

Dommage pour ceux qui sont payés en devise européenne, ou autre.
Tiens, un semblant de transparence dans la déportation.
Néo-colonialisme et dépendance.
"But never mind — the police have to do something, or at least be seen to be doing something."
Tiens, un survol féminin plutôt amusant.

On s'arrête là, n'est-ce pas.


Pas mal de choses à donner à voir, des récentes marches — trouver le temps du tri. Trop de clichés, ces derniers temps.

Demain c'est kabuki. On ne se fera pas avoir ce coup-ci — la fois dernière on en bava —, et prévoiera coussin, bento.

De la visite prévue en octobre. Les courriels arrivent, demandent renseignements, pas trop le temps de. Mémo : JRPGhibli.

Des enfants qu'on aimerait voir prendre cinq, six ans tout de suite.


Besoin de documentation qu'on a bien du mal à trouver. Toujours cette nécéssité, peut-être fondée, de référence et rassurance.

Grosses envies de vert, à nouveau.

Le tirage papier me manque. On ira peut-être faire cela, un de ces quatre. N'y pas trop compter.

C'est pas tout ça : seize heures : en douche, et poursuite.

Hop.


Du côté de Tezukayama 帝塚山


Tetzukayama / Tezukayama (Osaka-fu, Osaka-shi, Sumiyoshi-ku) est un coin tranquille, résidentiel avec de groooosses maisons, pas toujours du meilleur goût, d'où les distributeurs automatiques ont disparu. Un collège et lycée pour filles sur-gardé, de petites écoles, un parc bien neuf avec beaucoup de vieux le dimanche, encore quelques rares magasins moins récents, des restaurants plutôt chers et trendy, un peu en marge, où les femmes au foyer viennent passer quelques heures le midi, pendant que leur mari mangent leur onigiri. Une toute petite station au quai étroit, bourré de gamines aux heures qui. On s'y promena un jour il y a long, et il y a peu, un soir tard.








2009/07/10

Waga Waka Yama et Bla


Jeudi, au soir. Grosse chaleur — pas la mienne : précision — et grand vent.

Petit retour sur terre, après avoir cru hier qu'on était au jour d'huy. Encore un à tirer. On s'en passerait, mais Bah.

Pensée peu réjouissante : les jours raccourcissent. Sachant qu'au plus tard ça nuite à vingt heures... Quand auront-ils la bonne idée de passer aux horaires d'été, et d'hiver où il fait nuit à cinq ?

L'automobile donne aux lieux un sentiment de continuité, de voisinage : aucune coupure en trajet et trajectoire. Le train, mmmh, un sentiment d'isolation — littéralement, d'islandage —, de détachement : déconnexion des paysages, le manque de suite — dans les idées, aussi, probablement. Transfer d'un lieu à l'autre. Un peu comme l'avion.


Le quincagénaire bourré malgré l'heure tostive, qui dut avoir un peu froid du fait de l'A-C — et qui ouvre grand les fenêtres du wagon.

Une langue qui ne parvient à communiquer, est une faillite. Double échec d'une pensée et de sa mise en mot. Incertitude, confusion.

À moins de ne parler qu'à soi ? Alors que ce sont souvent les gens les plus bavards, logorrhétiques : ils ne peuvent s'arrêter.

L'attrait des choses (des mots) qu'on comprend à demi — c'est à dire pas.

Bah, je ne sais trop, si ce n'est qu'on les évite à présent, cause l'agacement.


Voiture aussi comme bagage qu'on traîne, peut difficilement mettre en consigne et qu'il faut, quand bien même, récupérer.

Conducteurs de train de Nankai : la brillante montre à gousset, sur le tableau de bord.

Entre Miyukitsuji et Hashimoto, cette petite portion d'autoroute qui défigure la vallée, projet suspendu, indéfiniment, dont on peut gratuitement emprunter une part moindre encor. C'est pratique, me dit-on, qu'On ne l'emprunterait pas si elle était payante.

Wakayama, côté montagne. Spécialité des lieux : kaki, pêche. Et autre chose encor : j'ai oublié.


À l'aller pour Sawanocho, suicide à Nakamozu : passé de justesse avant le blocage. Dans le train, d'où ambulances et pompiers, banquette d'en-face, trois jeunes filles gyaru un peu bêtes — pardon : un peu "nature", commentent Whoa ! ça a l'air réel ! sûrement encore un mec triste qui a voulu, à la fin, embêter son monde.

Anniversaire et chapeau pour S.

Restau français, ce soir : plus inventif que bon — le patron se fait plaisir. Et pourquoi pas ? Une merveille de mousse glacée au citron vert.

Achats gelés sous peu : entre impôts, cotisations santé et retraite, et le reste, plus de place pour soi. C'était attendu.

Bien sué depuis six heures ce matin, dérogeons : à la douche.

Et salutations à ceux qui le méritent. Oui oui, la vraie politesse se mérite. Je n'ai que faire des mésaccords ! Je dis ça et puis, n'est-ce pas.

Allez.


2009/07/09

BABEL


On sait comment l'histoire finit.

2009/07/08

Cerises à volonté


Une connaissance revient d'un week-end à Gunma. Elle m'annonce fièrement avoir sauté le petit-déjeuner et le déjeuner, à fin de profiter pleinement d'une cueillette de cerises japonaises — ridicules, ce dit en passant, à côté des congénères occidentales. En effet, le tout étant d'abîmer, d'engouffrer (je traduis pour éviter le contre-sens) un maximum de cerises en la demie heure impartie.

Ça plaît beaucoup, ce genre de jeu, qui ne me dit rien.

Remarque en passant : l'arbre en question est, en Europe, nommé par le fruit ; au Japon, par la fleur, car on compte plus de celle-ci que de celui-là, j'imagine.

2009/07/07

Mélange de Truismes Nouvelles Et bla.


Mardi, au soir. C'est pleine lune, semble-t-il. Ou demain ?

Les choses habituelles.

Des nouvelles de Tokyo, dont on ne peut pleinement se réjouir, cause indisponibilité relative des pensées. Et d'autres petites choses insignifiantes.

Belle averse de cinq minutes, ce matin. Il fait chaud.

Les cigales s'installent. Les grillons sont là depuis long.

L'argent, il vaut mieux en avoir que pas.


Drôles d'insectes divers, imposants, en vue ces derniers jours. Envie de campagne et de temps d'observation. J'aurais bien aimé être entomologiste.

On parle beaucoup du dernier Murakami Haruki.

07/07. Ce jour c'est Tanabatasama. Une jolie version du conte, illustrée par Takidaira Jiro (1982).

En parlant de sept / sept, la combinaison se retrouve en maintes cérémonies bouddhiques. Par exemple 四十九日 (shijuukunichi), les 7 x 7 jours de deuil imposés : la famille se retrouve tous les sept jours, et au bout de sept fois on fait une fête. Les occasions censément heureuses (mariage, etc.) sont proscrites ce pendant.

La délation a grand avenir.


L'excès ou le manque de politesse qu'induit l'usage d'internet. Plutôt celui-ci que celui-là, d'ailleurs.

Le nombre de gamins incapables de salutations, aussi. Je ne parle pas à quelqu'un qui ne sait pas dire bonjour, s'il vous plaît, merci. Pas que ça à faire, non plus. Ça vaut pour ces grands enfants d'adultes. Les enfants imitent les parents. Profs même laissent à présent tant passer.

Cette femme qui traîte l'employée de bibliothèque comme un chien. Ou un tas de merdre, d'ailleurs. Parce que les chiens, nains et affreux, au Japon, ont plutôt la vie belle.

Vous avez remarqué ? pas trop la pêche, ce jour.


JapanCityLightsSeries 2009/05


Quelques petites lumières dansantes et citadines.